07 novembre 2022
Malawi/Congo-Kinshasa : Le camp de Dzaleka – le seul camp de réfugié.e.s du pays, à 40km de Lilongwe – a une capacité de 10 000 mais abrite 56 000 réfugié.e.s, dont 62% de l’est du Congo-Kinshasa (les autres viennent du Burundi, du Rwanda, de l’Ethiopie et de la Somalie. Le PAM attire l’attention aux condition déjà insoutenables, auxquelles s’ajoute le manque de moyens, raison pourquoi «600 familles, sur les 11 000 que compte le camp, ont dû être retirés des listes des bénéficiaires de distributions alimentaires». En plus, les nouveaux combats entre le M23 et l’armée congolaise au Nord-Kivu ont causé une nouvelle vague de déplacé.e.s.
https://www.rfi.fr/fr/afrique/20221107-au-malawi-les-camps-de-r%C3%A9fugi%C3%A9s-surpeupl%C3%A9s-suite-%C3%A0-l-afflux-de-congolais
Mali : Le comité local de la société civile de Ansongo (à l’est du pays, sur le Niger, au sud-est de Gao) organisera 48 heures de désobéissance civile demain mardi et après-demain mercredi dans les sept communes du cercle et ceci pour demander «à l’État de prendre les mesures qui s’imposent» face aux «(v)ols, braquages, attaques jihadistes…» et les nombreuses personnes tuées par les jihadistes et bandits. Ce seront deux jours de «communes mortes» avec les services publics et les boutiques fermés, pas de circulation et pas d’accès du dehors.
https://www.rfi.fr/fr/afrique/20221107-mali-face-%C3%A0-l-ins%C3%A9curit%C3%A9-la-soci%C3%A9t%C3%A9-civile-du-cercle-d-ansongo-appelle-%C3%A0-la-d%C3%A9sob%C3%A9issance-civile
Maroc/Sahara occidental : Pour le 47e anniversaire de la Marche verte (quand 350 000 civil.e.s et 20 000 soldats répondaient à l’appel du roi d’occuper le Sahara occidental), Mohamed VI a établi le bilan du «Programme de développement des provinces du Sud», en parlant aussi du projet stratégique de gazoduc Nigeria-Maroc-Espagne qui passera par le Sahara occidental.
https://www.rfi.fr/fr/afrique/20221107-maroc-mohamed-vi-fait-le-point-sur-le-programme-de-d%C3%A9veloppement-des-provinces-du-sud
Sénégal : Des allégations de «propos diffamatoires contre des gradés de la gendarmerie» et de diffusion de documents secrets de l’armée ont valu une arrestation plus garde à vue au journaliste Pape Alé Niang hier dimanche. Avant-hier samedi, la journaliste Fatou Dione «a été violentée par les forces de l’ordre lorsqu'elle couvrait une manifestation». Deux nouvelles tentatives de musèlement et d’intimidation des journalistes ?
https://www.rfi.fr/fr/afrique/20221107-s%C3%A9n%C3%A9gal-un-journaliste-arr%C3%AAt%C3%A9-et-une-autre-violent%C3%A9e-durant-le-week-end
Afrique du Sud : 8,5 mrd USD pour soutenir le plan de transition énergétique du pays et surtout pour permettre à Eskom de réduire la partie charbon pour la production d’électricité – c’était la promesse de Paris, Berlin, Londres, Bruxelles et Washington lors de la COP26 en 2021. Les résultats atteints seront scrutés à la COP27 – si ça marche, ce partenariat pourrait servir de modèle pour des partenariats avec d’autres pays comme l’Inde, l’Indonesie, le Sénégal, le Vietnam… Côté Afrique du Sud, il semble que les financements pour ce projet de transition énergétique seraient plutôt chers (taux d’intérêt élevés).
https://www.rfi.fr/fr/podcasts/afrique-%C3%A9conomie/20221106-plan-de-transition-%C3%A9nerg%C3%A9tique-en-afrique-du-sud-un-futur-mod%C3%A8le-%C3%A0-r%C3%A9pliquer
Tchad : «Sur le principe», les autorités ont accepté une mission d’enquête internationale sur ce qui s’est passé le 20 octobre (quand un massacre a fait autour de 50 mort.e.s selon les autorités – beaucoup plus selon la société civile – et autour de 300 blessé.e.s). Les détails de cette mission internationale restent à préciser. C’est un des résultats de la mission de facilitation de la CEEAC (Communauté économique des États d’Afrique centrale) qui q séjourné au Tchad depuis le 25 octobre.
https://www.rfi.fr/fr/afrique/20221107-le-tchad-accepte-une-mission-d-enqu%C3%AAte-internationale-sur-les-%C3%A9v%C3%A9nements-du-20-octobre
Ethiopie/Ali Birra : Le chanteur – «la voix de la nation oromo» – s’est éteint dimanche à l’âge de 72 ans suite à un cancer. Il était le tout premier à enregistrer un disque en Oromifa, sa langue natale et langue des Oromo. Ayant commencé très jeune à changer – dans la rue – c’est son premier succès qui lui a donné son nom de scène : «Birra» veut dire «l’aube» ou «le printemps». Plus tard, il a été «(e)mprisonné des dizaines de fois» et était «l’intime de tous les combattants oromos». En 1984, il a quitté l’Ethiopie «pour suivre son épouse, une diplomate suédoise».
https://www.rfi.fr/fr/afrique/20221107-%C3%A9thiopie-mort-de-ali-birra-ic%C3%B4ne-de-la-musique-oromo
06 novembre 2022
Tunisie/Féminicide : Samedi 29 octobre, quatre jours après la finalisation de son divorce, Wafa Sebaï, enseignante à El Kef (nord-ouest du pays) et mère de deux enfants, «a été brûlée vive par son ex-époux». C’est le troisième féminicide dans cette ville d’à peu près 50 000 habitant.e.s dans l’espace d’un an. La protection des femmes (on sait que Wafa Sebaï avait été menacée par son ex-mari à plusieurs reprises) n’est clairement pas une priorité des autorités, ni la poursuite des assassins. Des associations féministes ont organisé une marche à El Kef hier samedi. «Selon une enquête du ministère de la Femme, près de la moitié des femmes tunisiennes ont été victimes au moins une fois dans leur vie de violence domestique.»
https://www.rfi.fr/fr/afrique/20221106-tunisie-nouvelle-marche-contre-un-f%C3%A9minicide-%C3%A0-kef
Saddek Hadjeres/Algérie : Saddek Hadjeres, «(m)ilitant, médecin, écrivain, chercheur, fondateur du Parti communiste algérien (PCA) et acteur de l’indépendance», vient de s’éteindre en France, jeudi, à l’âge de 94 ans. Ce grand intellectuel communiste, qui était «humble» et toujours «à l’écoute des autres» selon son épouse, était, selon sa nièce, «d’une liberté, d’une ouverture et d’une curiosité d’esprit exceptionnelles».
https://www.jeuneafrique.com/1390660/politique/algerie-saddek-hadjeres-une-vie-de-lutte-et-dengagement/
Ghana/Vie chère : «Les hommes politiques mangent, les Ghanéens souffrent !» De tels slogans étaient scandés par des manifestant.e.s pour la plupart habillé.e.s en rouge et noir (couleurs du deuil) dans les rues d’Accra qui demandaient aussi la démission du président Nana Akufo-Addo et de son ministre des Finances Ken Ofori-Atta, perçus inactifs contre l’inflation qui a atteint 37% et la monnaie nationale qui dégringole. Avec un nouveau accord avec le FMI en négociation, on est en plus loin du Ghana Beyond Aid promis par Nana Akufo-Addo pendant sa campagne électorale.
https://www.rfi.fr/fr/afrique/20221106-ghana-manifestation-anti-gouvernementale-face-%C3%A0-l-inflation-galopante