23 avril 2022
Niger : Le parlement a donné son accord pour le redéploiement d’une partie «des quelque 2 400 soldats français de l'opération Barkhane et les 900 forces spéciales européennes Takuba qui doivent quitter le Mali» au Niger. Mais l’accord a été donné sans que les parlementaires aient pris connaissance l’accord de coopération militaire conclu. Mais comme le parti du président Bazoum est très dominant au parlement, le vote n’a pas été un problème (131 pour, 31 contre).
https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220423-le-niger-autorise-la-pr%C3%A9sence-de-forces-%C3%A9trang%C3%A8res-sur-son-territoire
Mali : Concernant le charnier de Gossi – ancien camp de Barkhane récemment rétrocédé au Mali, où Paris accuse les mercenaires russes de mettre en scène un charnier pour en accuser l’armée française –, l’armée malienne dans un communiqué constate que «l’état de putréfaction avancée des corps indique que ce charnier existait bien avant la rétrocession». Une enquête est en cours.
https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220423-charnier-de-gossi-l-arm%C3%A9e-malienne-livre-sa-version-des-faits
Guinée : Alpha Condé, président déchu le 5 septembre 2021, peut désormais «recevoir à sa demande sa famille biologique et politique ainsi que ses amis proches» tout en restant au domicile privé de son épouse pour le moment – «en attendant l’achèvement des travaux de construction de sa résidence privée».
https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220423-guin%C3%A9e-alpha-cond%C3%A9-retrouve-la-libert%C3%A9
Gambie : La promotion de deux anciens alliés du dictateur Jammeh – qui va clairement contre toute poursuite judiciaire à l’encontre des auteurs de crimes – à la tête du parlement a choqué les associations de victimes du régime Jammeh qui se disent trahies.
https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220423-adama-barrow-promeut-deux-anciens-du-r%C3%A9gime-jammeh-et-choque-les-associations-de-victimes
Soudan : Depuis le coup d’état d’octobre 2021, des dignitaires du régime d’Omar el-Béchir ont été réhabilités. La junte du général Burhan aurait besoin de ces islamistes «pour élargir sa base, former un gouvernement incluant des civils, qui lui permettra de débloquer l'aide internationale et d’aller aux élections» - où ces islamistes, qui ont l’expérience du pouvoir, pourraient être d’un soutien considérable.
https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220423-soudan-pourquoi-la-junte-r%C3%A9habilite-les-islamistes
Congo-Kinshasa : Un homme mort d’Ebola a été confirmé et une épidémie d’Ebola a donc été déclaré à Mbandaka (600 km au nord-est de Kinshasa, province de l’Equateur). L’homme concerné s’était fait traiter à la maison depuis le 5 avril et c’est tout juste avant sa mort qu’il a été transféré à un centre de traitement Ebola – ce qui veut malheureusement dire que le virus a eu le temps d’évoluer sans encombre pendant deux semaines au moins.
https://www.rfi.fr/fr/en-bref/20220423-rdc-une-nouvelle-%C3%A9pid%C3%A9mie-d-ebola-d%C3%A9clar%C3%A9e-dans-la-province-de-l-%C3%A9quateur-oms
Maurice : Depuis jeudi, des révoltes ont eu lieu contre la hausse des prix dans 9 localités, puis aussi contre la répression excessive du côté de la police. Bilan : 3 «émeutiers» arrêtés, 1 homme blessé par balle, 13 policiers en soins urgents après des affrontements. Il y a eu une accalmie samedi après-midi, mais les forces de sécurité restent en alerte maximale.
https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220423-maurice-%C3%A9meutes-contre-la-hausse-du-co%C3%BBt-de-la-vie-13-policiers-bless%C3%A9s
22 avril 2022
Burkina Faso : Les villages de Sokoundou, Wassakoré, Kacham, Tin-Rhassan sont situés dans la réserve sylvo-pastorale du Sahel dans l’extrême nord du pays que les terroristes souvent utilisent comme base. Une opération militaire de l’armée burkinabè – des attaques sur ces villages – auraient fait plus d’une centaine de morts parmi les civils. L’armée réfute ces «allégations très graves» avec force. Les violences ont, en tout cas, fait de nouvelles DPIs.
https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220422-burkina-plus-d-une-centaine-de-civils-auraient-%C3%A9t%C3%A9-tu%C3%A9s-lors-d-exactions-des-forces-arm%C3%A9es
Tunisie : L’institution appelée «Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie)» reste en place, mais c’est le président – Kaïs Saïed – qui va désormais nommer tou.te.s ses sept membres. «À la prochaine présidentielle, Kaïs Saïed sera à la fois sur le terrain, l’arbitre et le gardien du camp adverse». Les seuls contre-pouvoir maintenant sont la société civile et la presse – «qui craignent que leur tour ne finisse pas arriver».
https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220422-en-tunisie-le-pr%C3%A9sident-sa%C3%AFed-prend-le-contr%C3%B4le-de-l-instance-%C3%A9lectorale