16 avril 2021

Tchad/République Centrafricaine: Sido, petit village au sud du Tchad, est submergé par une vague de réfugié.e.s de la République Centrafricaine depuis le 9 avril. Depuis 2003, Sido accueille des réfugié.e.s en quête de sécurité. 7.000 s’y seraient ajouté.e.s depuis que l’armée centrafricaine a attaqué Kaga-Bandoro le 9 avril pour l’arracher aux rebelles, une ville pas loin, «carrefour commercial stratégique», du côté centrafricain de la frontière.
https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210416-tchad-apr%C3%A8s-la-prise-de-kaga-bandoro-l-afflux-de-r%C3%A9fugi%C3%A9s-centrafricains-inqui%C3%A8te

Ethiopie/Tigré : La situation au Tigré ne semble pas s’améliorer, pire : elle s’empire. 4,5 millions sur 6 millions d’habitant.e.s auraient besoin d’aide humanitaire selon Mark Lowcock, le «chef de l’humanitaire à l’ONU». Blocage, cependant, au Conseil de Sécurité : lors de sa réunion virtuelle hier jeudi, «la Russie, la Chine, le Kenya, soutenus par les pays africains du Conseil (…) estiment qu’Addis Abeba a déjà fait des efforts avec les annonces d’accès humanitaire et leur appel au départ des Erythréens.» De l’autre côté les Etats-Unis et al. qui s’imatientent du manque de mise en œuvre des déclarations éthiopiennes.
https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210416-le-conseil-de-s%C3%A9curit%C3%A9-toujours-divis%C3%A9-sur-le-tigr%C3%A9-o%C3%B9-la-situation-empire-selon-l-onu

Guinée/Congo-Kinshasa : 12 jours en Guinée et 42 jours au Congo-Kinshasa sans nouveau cas d’Ebola enregistré. Mais il serait trop tôt pour baisser la garde. Selon l’OMS, on manque «d'indicateurs fiables sur son évolution.» En Guinée, il y a eu un cas confirmé qui a été caché dans sa communauté – il a pu infecter d’autres. Et à l’est du Congo-Kinshasa, la situation sécuritaire est trop mauvaise pour pouvoir dire avec certitude qu’il n’y ait pas eu de nouveau cas. «Depuis janvier, 5 des 16 cas Ebola confirmés en Guinée sont décédés. En RDC le virus a fait 3 morts sur les 11 cas enregistrés depuis février, début de la 12e épidémie dans le pays.»
https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210416-ebola-accalmie-en-guin%C3%A9e-et-en-rdc-mais-les-experts-de-l-oms-restent-prudents

Congo-Kinshasa : La lutte de l’Union sacrée de la nation contre le FCC de Joseph Kabila se déroule aussi au niveau des provinces. Le président de l’Assemblée provinciale et son adjoint du Tanganyika ont été destitués jeudi. Le weekend passé, le gouverneur de l’Ituri a été déchu par les députés provinciaux. Le weekend surpassé, la même chose était déjà arrivé au vice-gouverneur de Kinshasa. Le gouverneur de Mbuji-Mayi a aussi été déchu – mais depuis, la population qui le soutient manifeste.
https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210416-rdc-plusieurs-gouverneurs-et-pr%C3%A9sidents-d-assembl%C3%A9e-provinciale-dans-la-tourmente

Mozambique : Président Nyusi semble s’être trompé quand il disait que tous les jihadistes ont été chassés de Palma – il y a eu de nouveaux affrontements dans la ville. En plus, il y a eu «des attaques simultanées contre deux localités situées dans un rayon de 200 km».
https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210416-mozambique-de-nouveaux-affrontements-pr%C3%A8s-de-palma-dans-le-cabo-delgado

Bénin : Le constitutionnaliste et professeur de droit Joël Aïvo, un des opposant.e.s non-admis.e.s comme candidat.e.s aux présidentielles de dimanche dernier, a été interpellé jeudi après-midi, auditionné pendant plusieurs heures puis placé en garde à vue dans la soirée. Comme d’autres, il avait appelé au boycott des élections de dimanche dernier.
https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210416-au-b%C3%A9nin-l-opposant-jo%C3%ABl-a%C3%AFvo-est-en-garde-%C3%A0-vue

15 avril 2021

Congo-Kinshasa : Selon Médecins sans frontières, au moins 1.300 actes de violences sexuelles auraient été commises dans la province du Kasaï Central entre janvier et mars 2021 – tendance croissante. Toujours selon MSF, «(u)ne victime sur cinq est mineure. 57% sont violées par plusieurs assaillants et 60% par des hommes en armes.»
https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210414-rdc-les-cas-de-violences-sexuelles-explosent-dans-le-kasa%C3%AF-central

Art africain : Le film White Cube présente le CATPC, une coopérative dans une ancienne plantation de Unilever à Lusanga (Congo-Kinshasa). «Il relate l’histoire de néo-artistes de CATPC qui produisent des sculptures d’argile. Celles-ci sont ensuite scannées en 3D, envoyées à un musée de New York et reproduites en chocolat. Les revenus issus de ce chocolat sont utilisés par la coopérative pour le rachat de ses terres, épuisées après des décennies d’exploitation par Unilever. La coopérative peut alors y conduire des projets agroforestiers durables.» Matthieu Kasiama, membre du CATPC, se demande : «Où puis-je installer ma chaise et commencer à faire de l’art, si je ne suis pas propriétaire du terrain ?» Le documentaire de l’artiste néerlandais Renzo Martins focalise «les violences produites par un système mondial dans lequel s’intègre l’art et qui est visible dans divers défis globaux : exploitation capitaliste, mondialisation inégale, néolibéralisme meurtrier, dégradation environnementale, etc.» Le film s’essaie à une «re-signification de l’art africain moderne dans ses rapports avec la plantation coloniale et les défis sociétaux globaux.»
https://theconversation.com/white-cube-une-utopie-postcoloniale-158504

Congo-Kinshasa : Le représentant spécial adjoint pour la protection et les opérations au sein de la Mission des Nations unies, Kassim Diagne, a reconnu que la Monusco ne correspond pas aux attentes des habitant.e.s de l’est du pays. La Monusco ne remplit pas son mandat qui est «d’assister les forces de défense et de sécurité (…) pour protéger la population qui souffre, éradiquer les forces négatives, et également, appuyer l’autorité de l’État à restaurer ses institutions». Y aura-t-il quelque chose qui changera ?
https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210415-rdc-un-responsable-onusien-reconna%C3%AEt-le-manquement-de-la-monusco-dans-l-est

Niger: En août 2020, six employé.e.s de l’ONG Acted, leur chauffeur et leur guide sont mort.e.s dans une attaque terroriste (réclamée par l’Etat islamique) à Kouré, près de Niamey. Maintenant, l’ONG est accusée de «connexions douteuses et subversives au profit d'une organisation terroriste» et d’affairisme par le gouverneur de Diffa (sud-est du pays). Les activités de l’ONG sont suspendues le temps de faire une enquête. Dans la région de Diffa, Acted soutient surtout des réfugié.e.s et DPI.
https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210415-niger-l-ong-acted-dans-le-collimateur-du-gouverneur-de-diffa